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Nouvelles Brèves

L'association recherche des bénévoles. Contactez nos délégations.

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Samedi 12 mai 2012 : Rassemblement national de maîtres de chiens guides à Paris

Voir la rubrique "ça vous intéresse"

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Jeudi 24 mai 2012 à 19h45  concert des professeurs à  l’I.N.J.A. - Salle André Marchal - 56, Bd. des Invalides 75007 PARIS - Métro : Duroc - Entrée libre

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L' Assemblée Générale de l'association a eu lieu le 24 mars 2012.

Vous en trouverez le compte-rendu dans la rubrique "documents légaux"

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Metro connexion

Nous avons ajouté dans la rubrique "liens utiles", "metro connexion", site qui décrit, pour le métro parisien, le trajet d'une station à une autre et dans chaque station le cheminement entre les différents quais.

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accueil Témoignages Rencontre avec une guide

Jacqueline Gaultier, non-voyante, et Monique Lardereau, guide, sont toutes deux membres des Auxiliaires des Aveugles depuis plusieurs années. Elles représentent parfaitement l’activité de l’association et la complicité qui peut s’établir entre deux personnes. Elles se connaissaient déjà et ont accepté de parler de leur expérience lors d’un entretien au siège des Auxiliaires.

Pouvez-vous vous présenter ?

Jacqueline Gaultier : J'ai 61 ans et je suis non-voyante de naissance. Je faisais partie du GIAA (Groupement des Intellectuels Aveugles et Amblyopes) avec M. de Fougy, fondateur des Auxiliaires des Aveugles dont je suis membre depuis une dizaine d'années.

Monique Lardereau : Je suis bénévole à l'association que j'ai découverte par une annonce dans le métro parisien, il y a environ 20 ans. Comme à l'époque je commençais mon travail à midi, j'ai décidé de consacrer mes matinées à cette association.

Comment vivez-vous votre handicap au quotidien ?

J. G. : J'ai pris mon handicap à bras le corps très tôt. J’ai appris le braille et je suis devenue monitrice. Le Braille, c’est très simple, c’est plus une concentration de l’esprit que de toucher. Les mal-voyants préfèrent se torturer avec des loupes de plus en plus grosses, car ils ont l’impression que s’ils commencent le braille, c’est qu’ils sont aveugles. Aujourd’hui, j'utilise même l’Internet. Je me déplace seule, y compris dans les transports en commun. Fâchée avec les chiffres, je récite dans ma tête le nom des stations. Nous n'avons pas de sixième sens, nous ne sommes pas des extraterrestres. Nous développons nos sens naturels : l'ouïe, l'odorat, le toucher… mais nous sommes plus attentifs que les voyants et la canne nous aide beaucoup. Pendant longtemps, j’étais bien encadrée par mes proches et je n’avais pas besoin des services de l’association. Cependant, avec le temps qui passait, je me trouvais de plus en plus seule et j’avais besoin de l’aide de l’extérieur, un coup de main que les Auxiliaires pouvaient me donner. Je fais appel à l'association 3 ou 4 fois dans l'année quand c’est vraiment nécessaire.

Que vous apportent les Auxiliaires des Aveugles ?

J. G. : Bien que j’aie une certaine autonomie, les Auxiliaires des Aveugles m'apportent beaucoup. Psychologiquement, ils sont là, toujours à l'écoute. Toutefois, j'hésite bien souvent à les appeler car « j'ai des scrupules », « j'ai peur de déranger ». Et puis, il y a tellement de personnes qui en ont plus besoin que moi et je sais que le nombre d'accompagnateurs est limité.

Existe-t-il un rapport affectif entre accompagné et accompagnateur ?

M. L. : Oui, mais d'une façon limitée, c’est-à-dire le temps de la course. Comme la déontologie des Auxiliaires est justement d’éviter une dépendance sur une seule personne, le choix de l'accompagnateur se fait en fonction des disponibilités de chacun, la priorité étant donnée aux interventions urgentes (gare, aéroport, soins). Ce système marche très bien, car il n'y a pas beaucoup d'appels sans réponse. Toutefois, huit ans après, j'ai encore des liens téléphoniques avec certains non-voyants, mais il s’agit de rapports privés.

J. G. : Bien sûr, pour certaines interventions, il est préférable de retrouver la même personne. Par exemple, pour moi, mes papiers administratifs sont traités plus rapidement si l'intervenant connaît déjà ma situation, mais il faut penser aux plus démunis. Malgré tout, certains liens se créent, mais chacun se protège à sa façon. Les accompagnateurs sont très aimables, mais pas curieux ou trop discrets. Ils ne demandent rien, ils n'osent pas poser de questions, et pourtant, personnellement, j'aimerais partager la manière dont je ressens mon environnement et dont je l’interprète. Je n'ai aucune notion des couleurs, mais j’aimerais au printemps qu’on me décrive la nature qui renaît et ses couleurs, les oiseaux faisant le reste. J’aimerais aussi connaître le nom des rues. J’ai l’impression que certains accompagnateurs sont gênés de parler de notre handicap et par pudeur ne développent pas notre curiosité.

Un mot pour terminer…

M. L. : Mon projet est de continuer mon bénévolat le plus longtemps possible, ne rien changer, car c'est très bien ainsi.

J. G. : C'est très bien ainsi, toutefois je voudrais m'impliquer davantage dans l'association pour apporter au siège ma perception des choses, mon point de vue de non-voyante dont la tête fourmille d'idées…

Propos recueillis par Marcel Demange et publiés dans L'Auxiliaire des Aveugles et des Malvoyants (n° 134, mars 2005).